Après ces quelques jours de voyages, nous avions hâte de nous poser et de pouvoir nous immerger dans le Brésil. J'avais personnellement très envie d'explorer un lieu et d'essayer de bien connaître...
Sao Luis était tout à fait approprié, car ni trop grand, genre tu te perd et tu mets trois heures à trouver le musée de la céramique amérindienne (ou le bar à caïpi vanté dans le lonely planet), ni trop petit, genre au bout d'une demi journée t'as tout vu.

En plus Sao Luis, c'est mignonnet. Fondée à l'origine par les Français, on sent néanmoins beaucoup plus l'influence portugaise dans l'architecture, très bien conservée dans la vieille ville où nous nous sommes installées. Les bâtiments, restaurés depuis quelques années, sont de toutes les couleurs, et parfois recouverts d'azulejos, carreaux de faiences vernies, le plus souvent blanc et bleu. L'influence portugaise, je vous disais.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

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Alors pendant quelques jours nous nous sommes promenées dans les ruelles escarpées, poussées par la brise océanique qui rendait la chaleur plus supportable. J'ai adorée cette petite vie tranquille, les brésiliens n'étant pas des gens stressés.

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Et puis à Sao Luis, on a enfin pu goûter aux folles soirées brésiliennes, car ENFIN, nous ne dormions plus dans un bus sur une route entre deux villes. Installées dans une auberge de jeunesse très bon marché mais très mignonne, le coeur de la fête se trouvait une rue plus bas, dans des ruelles aux terrasses des cafés. Comme me l'avaient décrit certains sambistes français que j'avais rencontré lors de mon mémoire, ici la fête rassemble tout le monde, les gens s'installent à une table avec leurs instruments et improvisent un petit pagode repris par tous les gens qui passent et s'arrêtent pour participer. C'est tellement communicatif que t'essaie même de comprendre les paroles pour pouvoir reprendre en coeur... A peine 10 mètres plus loin, des hommes font battre ton coeur au son des tambours créoles et des femmes mettent en transe la foules avec leurs danses affreusement sensuelles et hypnotiques. Tout se mélange, bières et caïpirinhas, musiques créoles, samba ou roda de toutes sortes, jeunes et vieux, brésiliens et voyageurs (peu), poissons frits et feijoa...

Sao Luis a été aussi l'endroit où nous avons découvert ces fameuses plages brésiliennes, au sable si blanc et plus doux et fin que n'importe quel sable que j'ai pu connaître. Une petite baignade sur des plages désertes, une coco glacée au lait délicieusement frais et à la chair tendre... nous étions conquises.

Ce n'est pas que nous avions la bougeotte, mais des brésiliens nous avaient vanté les dunes incroyables du Parque Nacional do Lençois Maranhenses, alors un matin, notre goyave à peine avalée, nous sommes repartie un peu plus au Sud voir ces merveilles uniques au monde...

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J'ai désespérement essayé de joindre de la musique mais je n'y arrive pas, il faut que mon fichier soit inférieur à 2 MB... soit une très courte chanson que je n'ai pas trouvée dans le répertoire de mon ami Gilberto.