Montjoly, c'est bien joli... Partie 1 : la Mirande et Montravel
Par Héloïse le mercredi, 20 février 2008, 10:59 - Lien permanent
Jeudi 1er novembre, nous sommes enfin arrivées chez Sébastien, Ben, Audrey et Morgane, les joyeux colocataires dans la banlieue résidentielle de Cayenne. "Banlieue" au bord de la mer, avec option cocotiers et manguiers dans le jardin, et comme partout ailleurs, des hibiscus et bougainvilliers de toutes les couleurs en guise de haies.




Jusqu'au samedi, ce sera balades dans les forêts aux alentours, sur la côte et bains de mer toute chaude...
Le sentier de la Mirande me fera découvrir un petit bout de forêt primaire à quelques minutes de Cayenne. Les oiseaux sentinelles prévenaient malheureusement toutes la forêt que nous arrivions... aucune bébête n'a donc montré le bout de son nez. Ou peut-être était-ce nous qui n'étions pas assez attentifs !


La forêt amazonienne, c'est l'univers fascinant des arbres, lianes et racines... Lors des balades, il faut à la fois regarder où l'on met les pieds pour ne pas buter sur une racine, écraser une mygale (aller, ça c'est un mythe !) mais il y a tant de choses à voir au dessus de nos têtes (les arbres sont si grands !) et de chaques côtés.... une feuille qui bouge, c'est peut être un oiseau ou un agoutis. Mais ce qui reste le plus fascinant, c'est la façon dont les arbres s'accrochent à la vie et sont prêt à tout pour survivre, sous n'importe quel forme....





Enfin, lors d'une balade sur la colline de Montravel, magnifique endroit qui surplombe la mer et où j'ai découvert la plus belle plage des environs, épargnée par les vagues parfois tumultueuses de l'océan, j'ai enfin vu ma première mygale, une "matoutou" comme on l'appelle là bas. Sa morsure, même si elle est douloureuse, n'est pas mortelle. Cette sorte de mygale est toute noir avec le bout des pattes blanches.

D'ailleurs, cette première rencontre m'a servi de leçon : je venais de m'adosser négligemment à une barrière en bois, à l'entrée du site, la nuit tombait et quelque chose a attiré mon regard, sur le tronc du palmier face à moi : une mygale de plus de 15 cm de diamètre en descendait prudemment. Et moi, tout au contraire imprudente, je venais de m'adosser sans regarder à quelque chose qui aurait pu être le refuge d'une matoutou. Autant dire que j'ai bien regardé où je mettais les pieds, les mains, les fesses tout le reste de mon séjour !
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