La traversée de l'Amazone
Par Héloïse le mercredi, 12 décembre 2007, 17:14 - Lien permanent

Le lendemain de mon arrivée en Guyane, Gaëlle et moi étions partie au Brésil. Facile, pour cela il faut suivre la route vers le Sud et traverser le fleuve Oyapok, frontière naturelle avec le Brésil.
Sans réel but précis, nous voulions pousser le plus loin vers un petit village avant Fortaleza, sans nous empêcher de suivre au jour le jour nos envie de se poser, de bouger, de bifurquer.
L'Etat frontalier de l'Amapa est quand même très enclavé, sans réelle route (on circule sur les fleuves) et nous y sommes passées rapidement, direction Belem.
Sans réelle route je disais donc... une fois à Macapa (capitale de l'Amapa), nous avons alors du prendre le bateau, la "tapouille" (en photo plus haut), pour traverser l'embouchure de l'Amazone et ralier Belem, en 36h . Notre bateau n'était pas aussi grand que ceux de la première photo, nous n'avions qu'un ponton à nous partager à ... beaucoup. Mais c'était très convivial et, pensez vous, les brésiliens ont chouchouté deux jeunes femmes comme nous !
Nous avons passé deux nuit sur la tapouille et pour dormir, il fallait étendre son hamac (enfin, il fallait l'étendre dès l'arrivée sur le bateau si l'on voulait avoir une bonne place !), et le soir venu, il était difficile de circuler parmis la trentaine (voir plus !) de hamac tendus !
"Mais vous vous faisiez pas chier ?" me direz-vous !
Que nenni ! La journée était une successions de spectacles : des levés et couchers de soleil sur l'Amazonie, contemplation de la jungle amazonienne ui bordait la rive, les villages de pécheurs, les pécheurs à l'oeuvre, toutes petites choses sur ce grand et majestueux fleuve... Et puis les nuits étant les moment les plus agités, la journée permettait aussi de récuperer !




Et puis le deuxième matin, dès potronminet, après 36h à ne voir que la végétation luxuriante, Belem est apparue, irréelle petite New York (une fois dans la ville, cette impression s'estompe).


Nous étions arrivée à bon port...
Commentaires