J'ai du mal à écrire ces derniers temps. A vrai dire, je n'y pense même pas.

J'ai envie de continuer mon carnet de bord sur mon voyage, mais j'ai la nostalgie de la Guyane. Me replonger dedans me rends tristoune. En plus, je n'ai absolument aucun retour, alors que je faisais cela pour toutes les personnes qui m'ont dit vouloir voir mes photos. Mais aucune réaction dans les commentaires.

Quand à ma vie actuelle, elle est assez centrée sur le travail.
Voilà un peu plus de deux mois que je suis entrée dans le monde du travail. on peut dire que j'ai de la chance d'avoir eu ce poste. J'ai des conditions de travail assez enviables, malgré un salaire ridicule. Oui, euh, le SMIC je trouve ça assez ridicule quand on a des responsabilités (et ridicule tout court d'ailleur). Et même si je fais un travail qui me plaît je ne trouve pas que ce soit une raison pour être mal payée. Attention, je ne demande pas un salaire de 3000 euros. Mais de pouvoir vivre sans soucis financier ou problème de logement.

Bref, mon travail est intéressant, je n'ai, dans les faits, aucune hiérarchie et mes collègues sont disponible pour moi si j'ai un soucis, une question ou un doute quelconque. L'ambiance de travail est détendue, même lorsqu'on est en plein coup de bourre (en ce moment) et c'est la foire au bon mot et à la blagounette. Parfait pour mon humour de merde.
Je n'ai aucun soucis pour me lever le matin, d'une part parceque je n'ai aucune pression d'horaire, nous arrivons en générale toutes entre 10h15 et 10h30 (ce qui laisse largement le temps de dormir le matin et de se lever en douceur) et d'autre part je ne vais pas au bureau à reculons. Je n'ai pas le spleen du dimanche soir non plus. La semaine n'est pas un calvaire.

Evidemment, c'est toujours mieux de ne pas avoir à travailler et développer son temps personnel à faire tout plein d'autres choses. Mais les choses que je fais dans mon travail sont assez plaisantes. Alors tant que je n'ai pas le droit au RMI, au chômage ou que je ne devienne pas soudainement rentière, il faut bien que je travaille.

Je n'ai pas vraiment envie de parler de mon travail plus précisement, le référencement de gogole m'ennuie un peu...

En dehors de ça, j'ai l'impression de ne pas encore m'être posée à Lille depuis que je suis revenue fin février. Je n'ai pas encore revu certaines personnes croisées, je ne me suis pas encore inscrite aux cours de samba des groupes dans lesquelles j'ai envie de m'investir, je ne fais pas de militantisme. Je n'ai pas trouvé chaussure à mon pied niveau politique, l'année dernière et j'ai vraisemblablement pas encore envie de chercher réellement.

C'est un peu pareil pour mon logement. Je n'ai pas vraiment le temps de chercher la perle rare. C'est la période pourtant, les étudiants lachent leurs apparts bientôt, mais je doute trouver un deux pièces correct à moins de 370 euros. Et je ne trouve pas de potentiel colocataire malgré le fait que j'en parle à chaque personne que je croise.

J'ai souvent envie de faire pleins de choses, aller à des concerts, mais comme je ne connais pas énormement de gens et surtout pas assez bien pour téléhponer et proposer un truc tout de go, je n'ai pas ces personnes, comme Gawelle il fut un temps à Paris, à qui je pouvais téléphoner et proposer n'importe quel truc et hop hop hop elle était partante pour faire la fête.

Je déprime un peu sur mes prochaines hypothétiques vacances par contre, parceque si j'en ai, je ne sais vraiment pas quoi faire. En fait, si j'ai bien des idées, mais personne pour m'accompagner au festival de samba des Pyrénnées ou au festival de Saint Chartier. Me sent un peu seule du coup. C'est déjà pas tous les jours évident d'être à Lille loin de la plupart de mes amiEs de longue date. Mais ne pas faire de projet ensemble, ça me donne l'impression que le fossé grandit entre nous.

J'ai parfois l'impression de n'être ni vraiment là à Lille, mais plus à Paris. Où suis-je ?

Bon, cela explique la difficulté niveau sentimentale. Je ne suis réellement nulle part pour concrétiser des choses. Et ça dérange les loulous intéressés...

Promis, si ça réagit, j'écris plus souvent. Parcequ'en fait, je ne savais pas bien ce que je pourrais dire dans ce post, mais c'est venue tout seul.