Apatou
Par Héloïse le jeudi, 28 février 2008, 21:57 - Lien permanent
Carnet de Roots, jeudi 8 novembre
Voilà cinq jours que nous sommes arrivées à Apatou et que Gaëlle s'est installée dans son nouveau "chez-elle". Elle a commencé son nouveau travail de psychologue scolaire sur le fleuve Maroni lundi dernier, après des vacances salutaires au Brésil.
Pour arriver à Apatou, il faut dejà passer par Saint-Laurent du Maroni, à environ 300 km de Cayenne. Une seule et unique grande route traverse la Guyane. Il est alors assez facile de faire du stop et trouver quelqu'un qui va au même endroit ... Une fois arrivé à Saint-Laurent, plus de route, il faut continuer en pirogue pendant deux heures. Si l'on veut éviter de faire du stop de pirogue, il faut alors respecter les horaires des taxi-pirogues qui font la navette entre St-Lau et Apatou. 11h du matin ...
A Apatou, le terrain où elle loge est un peu en dehors du village et bénéficie d'un petit degrad, c'est à dire une petite plage, une pente où penvent s'amarer les pirogues.
Ce terrain appartient à Joël, un bushinengué du coin, qui y a construit un dancing et quelques carbets. Un carbet est comme une petite case en bois, avec un toit de palmes tressées. Gaëlle loue trois de ces petits carbets :
- un carbet ouvert aux quatre vents dit le carbet à hamac, qui nous sert pour l'instant à prendre l'air et le petit ventà l'ombre, à faire à manger puisqu'il y a le feu et c'est là où sont les chaises et la table... autant dire que quand nous sommes sur le terrain, nous sommes le plus souvent là.
- le deuxième carbet a des murs de planches et sert de chambre. Le précédent locataire, un ami de Gaëlle, y a laissé un sommier double et une moustiquaire, ce qui nous évite la cohabitation nocturne avec les moustiques et les araignées, qui même si elles paraissent ridicules à côté des migales, sont de sacrées grosses bêtes !
- Enfin, le troisième carbet, identique au deuxième, sert de cuisine, pour l'instant pas équipé. Nous n'avons qu'un briquet, des branches et de la patience pour cuisiner actuellement...
Concernant la "salle de bain", il y a deux options : soit une douche type seau + calebasse, idéal pour une petite douche rapide, soit l'option bain au fleuve, nettement plus relaxant et contemplatif...
Contemplatif est le maître mot ici.
Et on est dans la nature. D'un côté la forêt et les abatis* des guyannais du coin, de l'autre le fleuve et la rive opposé : le Surinam. Tout est dans les tons de verts, bleu et marron, le ciel, la forêt et le fleuve se fondant délçicieusement ensemble. La quiétude du lieu est dérangée par le remue-ménage de la faune locale, surtout des oiseaux de toutes sorte. Le tyran kikiwi étant le plus présent.
1. un abatis est un terrain destiné à la culture ou cultivé, selon la méthode de la terre brûlée : c'est en général un bout de la forêt dont on coupe les arbre, auxquels on met le feu et on sème par dessus les cendres. Rapidement, le terrain va perdre sa fertilité et on va investir un autre bout de forêt en attendant que celui-ci se régénère.
Pas de photo dans ce post. Je retrouve plus le cordon d'alim de mon disque dur. Et tout est sur mon disque dur. Même ma musique. Arg. Bref, j'en mettrais plus tard. Oui, je sais, il vous tarde de voir à quoi ressemble chez Gawelle. Patience''.
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