Mood
Par heloise le lundi, 25 juin 2007, 23:31 - General - Lien permanent
Mon humeur est à l'image de la météo actuelle ... instable et morose. Triste et froide un moment, puis dégoulinant, puis timidement ensoleillé... bref, un temps de "je sais pas trop".
Comme les nuages, je me traine, poussée par quelque chose qui m'oblige à avancer. Dans le ciel c'est le vent, pour moi c'est... les obligations ? Les choses entreprises que je ne lache jamais avant d'avoir fini ? Le fait que je veux me prouver à moi même et au monde entier que je suis une femme qui n'abandonne pas et qui mène sa vie toute seule en suivant ses choix ? Je penche pour la dernière proposition... le fait aussi que je ne veux pas être affaiblie pour une personne qui n'en valait même pas le coup. Même pas moyen d'écrire un roman d'amour tragico-romantique. C'était ni de l'amour ni romantique ni tragique.
La solitude me mine. J'allonge mes journées au bureau pour être en compagnie de gens agréables et qui m'apprécient.
Marre de courir après les gens.
On me dit : je suis jolie, je suis drôle parfois, je suis de bonne compagnie, je suis intelligente, j'ai de la conversation. Alors quoi ? J'intimide ou je ne dégage aucun intérêt particulier ?
Des fois je me trouve pathétique, des fois c'est les autres. Que je trouve pathétiques, hein... moi je sais pas s'ils me trouvent pathétique. Enfin peut être vous oui, après avoir lu ce billet.
Le pire c'est quand je vois des gens, et qu'on a une conversation plus poussée. Ils me disent "ah ben ouais ça fait longtemps que j'avais envie de te connaître, je pensais que tu m'aimais pas blablabla...".... /grands yeux écarquillés/
Ben ouais mais bon, fallait pas me laisser toute seule dans mon coin, enfin.
Je change d'avis tous les 1/4 d'heures. Parceque je suis une girouette. Et ça dépends de la pensée du moment. Je vais aller chez le coiffeur lundi. C'est peut être superficiel mais couper ses cheveux n'a rien d'anodin, vouloir changer non plus. J'en ai besoin. J'arrive presque à voir un coin de ciel bleu...Puis l'autre au bout du fil me raccroche au nez et ça me blesse au point de pleurer. Et là il pleut.... Puis je repense à Lui dont je suis à nouveau en contact et que je vais voir ce wikend, puis les autres gens de Paris que je vais voir ce wikend. Là je me dit que je vais aller me coucher plus sereine, puisque oui, il y a des gens pour qui je compte. Des gens qui n'ont pas besoin d'avoir un intérêt à me voir, des gens qui m'aiment pour moi.
Mais une personne qui me méprise sappe tout le bonheur d'avoir des gens qui m'aiment. Encore plus s'ils sont loin.
Merde.
Et puis je crois que je n'ai pas été retenue pour le boulot à Tec. C'est pas grave. Il suffit que j'aille dans une écurie et je retrouverai un CDI sous le sabot d'un cheval. Peut être même que je devrais aller voir mon Arthur d'amour. Lui il doit bien avoir un boulot pas précaire pour sa maîtresse... Il doit m'avoir oublié lui aussi. Même mon poney...
Voilà, je l'avais jamais montré. Ben il est important pour moi ce poney. Même si pour les gens, c'est pas grave qu'il soit plus mon poney. Personne comprends à quel point c'est important. Là j'arrête sur ce sujet parceque ça y est je pleure. Et puis si. Parceque toute ma vie j'ai voulu un cheval. Et puis j'avais fait un pacte avec mon oncle sur ces 9 étés passés au parc. Et puis quand il me fait ce cadeau, il meurt même pas un an après. Alors qu'on me retire ce poney, qu'on me dise que c'est plus mon cadeau, ben moi, même si je ne le voit que deux semaines par an, ben ça me fait du mal. C'est le cadeau que je pourrais plus jamais avoir. Parcequ'il ne sera plus jamais là pour me l'offrir. Et si je téléphone pas dans l'année c'est que c'est trop difficile. C'est dur d'accepter la mort.
La mort, la solitude.
J'avais tellement besoin de dire ça. C'est bien plus mon poney qui me fait pleurer que ces histoires pathétiques.
Commentaires
Quand j'étais encore à lille, je ressentais ça parfois, mais j'avais ma famille pas trop loin (1h de voiture). Maintenant que j'ai déménagé à Lyon, je ressens ça souvent, mais en même temps je suis tellement habitué à la solitude que pour me rattraper je passe le maximum de temps à faire des choses que j'aime.
Dès la fin de la journée de boulot, je pars faire du roller, lire, faire le geek, bref tout ce que j'adore. Et quand je me lasse d'un truc, j'en essaie un nouveau. Je me suis fait plein d'amis, mais comme toi, malgré les "on t'adore", "t'es super sympa", "dommage que les mecs sont pas comme toi", ben je suis toujours seul chez moi le soir.
Je ne sais pas vraiment comment tu es, mais je peux juste te dire que dans mon cas, j'ai appris à faire avec et à profiter de tout quand même. Et du coup, parfois, j'oublie à quel point je suis loin de tous mes amis d'avant, puisque je m'en fais de nouveau.
En tout cas, bon courage !