A y est... c'est fait.
Je suis de retour sur Lille et je travaille. Pouf pouf... pas grand chose de palpitant à dire sur cette journée, c'est la continuité pour moi, de retour dans ce bureau ou j'ai passé 5 mois l'année dernière.
Par contre, notez l'augmentation que j'ai eu hier, en signant mon contrat de travail : du SMIC, je suis passée au SMIC + 10%. Comme ça, sans rien faire. Alors moi j'veux bien.
Quand au compte rendu de mon voyage, il arrive petit à petit. Je bloque sur mon retour en Guyane. Mais ça arrive. Qu'est ce que ça me manque, la Guyane.... Et Gawelle, et tout les loulous de Montjoly, le ptit Ben en tête.
Mais bon, c'est la vie, je suis pas rentière, faut que je travaille. Et j'y retournerai !
Une photo en attendant... une coucher de soleil sur la plage dite "des brésiliens", à Montjoly, lors d'une soirée passée en compagnie de ma Gawelle, Seb et Ben. Au fond, l'embouchure du Mahury (si je dis pas de bétises...)

vendredi, 1 février 2008
Premier jour de salariée
Par Héloïse le vendredi, 1 février 2008, 22:21
lundi, 14 janvier 2008
Le chemin du retour
Par Héloïse le lundi, 14 janvier 2008, 10:30
Barreirinhas et ses dunes de sable est le point le plus loin où nous nous sommes rendues.
Il a donc fallut faire tout le chemin en sens inverse, une seule et unique route reliant le Brésil à la Guyane.
A l'aller, nous avions dormi à Sao Luis en quartos (chambre collective) en auberge de jeunesse. Il n'y avait plus de place pour le retour alors nous sommes allées dans une pousada quelconque, qui s'est avérée être un de ces nombreux hôtels "à l'heure", qui accueille les couples cherchant des lieux intimes. Ados, jeunes adultes vivants encore chez leurs parents, couples qui se cachent...apparament ces hôtels sont une composante de la société brésilienne, pas du tout complexée et plutôt bienveillante à cet égard.
Bref, Gaëlle et moi avons donc partagé un tapageur lit en skaï vert pomme...d'un goût...exquis !

Contrairement à ce qu'on attendais, aucun bruit durant la nuit .... Mais le lendemain, nous étions bien contentes de quitter cet endroit pour nous rendre à Belem !
Arrivées Dans la grande ville du Nord, nous avons filé prendre un bus pour l'aéroport. Cette fois-ci, nous avons préféré survoler l'Amazone en 50 minutes plutôt que d'y naviguer pendant 36 heures.... bon choix ! C'est beau d'en haut...

Néanmoins, précisont que les bateaux brésiliens sont à l'heure, eux. Tandis que notre aviond e la TAF a eu 2h30 de retard... Ce qui nous a fait arriver à Macapa juste pour prendre notre dernier bus de nuit et acheter de la cachaça. Et hop, le lendemain à 5 heures du matin, nous étions à Oyapok. Un dernier sucos de acerola comme petit déjeuner et re-hop, la pirogue nous ramenait en Guyane...
Bonus : graff à Sao Luis...

samedi, 12 janvier 2008
Lençois maranhenses, des dunes de rêve
Par Héloïse le samedi, 12 janvier 2008, 14:18
Il y a quelques années, une amie de lycée était allée rendre visite à son père qui habitait Belem. A son retour, elle m'a raconté ses vacances, un peu ennuyeuses à son goût, cantonnée à Belem. Mais une chose lui laissait encore des étoiles pleins les yeux, une chose qu'elle m'a raconté et qui m'a laissé rêveuse, me demandant si un jour je verais un si beau paysage.
Elle m'avait décrit un endroit à plusieurs heures de la ville, sorte de désert de dunes où l'eau de pluie formait des petites flaques d'eau transparente ...
Et puis, lors de la lecture de notre bible du moment, le Lonely Planet, j'ai vu la description de cet endroit. Il fallait que l'on s'y rende !!
Les personnes croisées à l'auberge de jeunesse, brésiliens, allemands, français ou australiens ont achevé de nous convaincre et nous ont donné les pistes pour nous y rendre à moindre frais. Ces deux jours que nous allions passer là bas nous exitait particulièrement et on avait juste hâte d'y être.
Des dunes de sable blanc à perte de vue, des lagons formés d'eau de pluie bleus ou verts brillant au soleil. Un paysage unique au monde.
Pour arriver aux Lençois, il faut partir de la très calme et petite ville de Barreirinhas, au bord du Rio Preguiças. Notre pousada (auberge) était d'ailleurs posée les pieds dans l'eau, ce qui nous permettait de bénéficier de l'air du fleuve (avec des températures de saison sèche, tout souffle d'air est bon à prendre).
Nous avions choisi d'aller dans les dunes à pied, mais il fallait d'abord parcourir quelques kilomètres de pistes sablonneuses au milieu des anarcadiers (arbres où poussent les cajù) en 4*4. Le trajet était cahotique, très 'sensations fortes' !!
Puis tout d'un coup les dunes apparaissent, dans les tons de blanc, gris, écru selon les ombres et le soleil. Notre petite balade nous fera découvrir trois lagoa, dont deux, le lagoa azul et le lagoa do peixe où nous pourront nous baigner. Je doit dire qu'il est encore plus doux de se baigner dans cette eau douce entourée de dunes irréelles que sur une plage de sable fin...
Je laisse les photos parler d'elles mêmes







Le Parque Nacional de Lençois Maranhenses est l'endroit du Brésil le plus au sud où nous avons été. Après ça, nous avons refait le chemin en sens inverse pour retourner en Guyane.
En Bonus qui lave plus blanc que blanc, moi, telle Bom Jesus, bénissant ces dunes magnifiées (les dunes, pas moi, parce qu'à ce moment là, je me prennais du sable dans la gueule) par le coucher de soleil. Du grand art signé Gawelle !

mercredi, 2 janvier 2008
Sao Luis, ou la vie à la brésilienne
Par Héloïse le mercredi, 2 janvier 2008, 15:33
Après ces quelques jours de voyages, nous avions hâte de nous poser et de pouvoir nous immerger dans le Brésil. J'avais personnellement très envie d'explorer un lieu et d'essayer de bien connaître...
Sao Luis était tout à fait approprié, car ni trop grand, genre tu te perd et tu mets trois heures à trouver le musée de la céramique amérindienne (ou le bar à caïpi vanté dans le lonely planet), ni trop petit, genre au bout d'une demi journée t'as tout vu.
En plus Sao Luis, c'est mignonnet. Fondée à l'origine par les Français, on sent néanmoins beaucoup plus l'influence portugaise dans l'architecture, très bien conservée dans la vieille ville où nous nous sommes installées. Les bâtiments, restaurés depuis quelques années, sont de toutes les couleurs, et parfois recouverts d'azulejos, carreaux de faiences vernies, le plus souvent blanc et bleu. L'influence portugaise, je vous disais.


Alors pendant quelques jours nous nous sommes promenées dans les ruelles escarpées, poussées par la brise océanique qui rendait la chaleur plus supportable. J'ai adorée cette petite vie tranquille, les brésiliens n'étant pas des gens stressés.



Et puis à Sao Luis, on a enfin pu goûter aux folles soirées brésiliennes, car ENFIN, nous ne dormions plus dans un bus sur une route entre deux villes. Installées dans une auberge de jeunesse très bon marché mais très mignonne, le coeur de la fête se trouvait une rue plus bas, dans des ruelles aux terrasses des cafés. Comme me l'avaient décrit certains sambistes français que j'avais rencontré lors de mon mémoire, ici la fête rassemble tout le monde, les gens s'installent à une table avec leurs instruments et improvisent un petit pagode repris par tous les gens qui passent et s'arrêtent pour participer. C'est tellement communicatif que t'essaie même de comprendre les paroles pour pouvoir reprendre en coeur...
A peine 10 mètres plus loin, des hommes font battre ton coeur au son des tambours créoles et des femmes mettent en transe la foules avec leurs danses affreusement sensuelles et hypnotiques. Tout se mélange, bières et caïpirinhas, musiques créoles, samba ou roda de toutes sortes, jeunes et vieux, brésiliens et voyageurs (peu), poissons frits et feijoa...
Sao Luis a été aussi l'endroit où nous avons découvert ces fameuses plages brésiliennes, au sable si blanc et plus doux et fin que n'importe quel sable que j'ai pu connaître. Une petite baignade sur des plages désertes, une coco glacée au lait délicieusement frais et à la chair tendre... nous étions conquises.
Ce n'est pas que nous avions la bougeotte, mais des brésiliens nous avaient vanté les dunes incroyables du Parque Nacional do Lençois Maranhenses, alors un matin, notre goyave à peine avalée, nous sommes repartie un peu plus au Sud voir ces merveilles uniques au monde...

J'ai désespérement essayé de joindre de la musique mais je n'y arrive pas, il faut que mon fichier soit inférieur à 2 MB... soit une très courte chanson que je n'ai pas trouvée dans le répertoire de mon ami Gilberto.
jeudi, 13 décembre 2007
La faune de Belem
Par Héloïse le jeudi, 13 décembre 2007, 19:44
Belem, la grande ville... Ni Gaëlle ni moi ne voulions atterir dans une zone urbaine... après trois jours au fin fond du Brésil Nord, le choc a été rude !
Aussi nous avons été nous réfugier au Zoo, réputé pour être l'un des plus beau d'Amérique du Sud.
52 000 m² de flore et de faune exclusivement amazonienne en plein coeur de la ville : on s'y croirait (en forêt, pas en ville !). Arbres immenses, mais immenses ! Lianes et plantes accrochées de partout, couleurs flamboyantes... il y a toujours à s'extasier.






C'est le bonheur ... des agoutis, paresseux et oiseaux (colibri...) en liberté... (pas de photo de colibri, ça va vraiment trop vite, mais qu'est ce que c'est rigolo, un peti corps d'oiseau vert turquoise scintillant avec deux tourbillons de chaque côté, butinant dans les fleurs...).


Et dans les enclos, tortue de mer ou de terre, reptiles (anaconda, boa constrictors, caïmans noirs ou marrons, iguanes...), tapirs, loutre géante, jaguars, panthère noire, manatee (lamantin),






Côté volatile, c'est pas mal non plus, avec de magnifiques ibis rouges, des cigognes, de gracieuses aigrettes tellement plaisantes à photographier, des ara et perruches de toutes sortes mais point de Gros-Bec dans sa cage (celui là sera décidement le grand absent de mon voyage) !!!!





Bref, tout ceci aura comblé ma soif de nature et mon plaisir de voir au moins, si ce n'est en captivité, des animaux locaux, en vrai.
En revanche, la nature n'est pas la caractéristique première du reste de la ville de Belem, et le soir même, Gaëlle et moi avions embarqué pour une nouvelle destination : Sao Luis...
mercredi, 12 décembre 2007
La traversée de l'Amazone
Par Héloïse le mercredi, 12 décembre 2007, 17:14

Le lendemain de mon arrivée en Guyane, Gaëlle et moi étions partie au Brésil. Facile, pour cela il faut suivre la route vers le Sud et traverser le fleuve Oyapok, frontière naturelle avec le Brésil.
Sans réel but précis, nous voulions pousser le plus loin vers un petit village avant Fortaleza, sans nous empêcher de suivre au jour le jour nos envie de se poser, de bouger, de bifurquer.
L'Etat frontalier de l'Amapa est quand même très enclavé, sans réelle route (on circule sur les fleuves) et nous y sommes passées rapidement, direction Belem.
Sans réelle route je disais donc... une fois à Macapa (capitale de l'Amapa), nous avons alors du prendre le bateau, la "tapouille" (en photo plus haut), pour traverser l'embouchure de l'Amazone et ralier Belem, en 36h . Notre bateau n'était pas aussi grand que ceux de la première photo, nous n'avions qu'un ponton à nous partager à ... beaucoup. Mais c'était très convivial et, pensez vous, les brésiliens ont chouchouté deux jeunes femmes comme nous !
Nous avons passé deux nuit sur la tapouille et pour dormir, il fallait étendre son hamac (enfin, il fallait l'étendre dès l'arrivée sur le bateau si l'on voulait avoir une bonne place !), et le soir venu, il était difficile de circuler parmis la trentaine (voir plus !) de hamac tendus !
"Mais vous vous faisiez pas chier ?" me direz-vous !
Que nenni ! La journée était une successions de spectacles : des levés et couchers de soleil sur l'Amazonie, contemplation de la jungle amazonienne ui bordait la rive, les villages de pécheurs, les pécheurs à l'oeuvre, toutes petites choses sur ce grand et majestueux fleuve... Et puis les nuits étant les moment les plus agités, la journée permettait aussi de récuperer !




Et puis le deuxième matin, dès potronminet, après 36h à ne voir que la végétation luxuriante, Belem est apparue, irréelle petite New York (une fois dans la ville, cette impression s'estompe).


Nous étions arrivée à bon port...
lundi, 10 décembre 2007
De retour de Guyane
Par Héloïse le lundi, 10 décembre 2007, 14:47

La tête dans les nuages...
Mon esprit est resté là bas.
mardi, 16 octobre 2007
Bientôt sous les sunlight des tropiques !
Par Héloïse le mardi, 16 octobre 2007, 13:08
Yeaah !!
Je trépigne, j'exulte, j'exaltationne !
Bientôt la Guyane ! A moi les jaguars, les tapirs, les agoutis, coucou les aras, les mygales, les serpents, les crocodiles ! J'ai retrouvé mon bob, j'ai ressorti ma petite robe en coton léger mise à peine 10 jours pendant cet été pourri. Maillot de bain, tu seras mon meilleur ami !
Mon aquarelle et mes carnets de croquis sont prêts, l'appareil photo chargé à bloc.
Raaah, bonheur...
lundi, 15 octobre 2007
Rester calme...
Par Héloïse le lundi, 15 octobre 2007, 11:37
A y est, c'est définitif, je deteste cette administration merdique absolument pas faite pour te faciliter la vie.
Extrait d'une absurdité parmis tant d'autre :
"- Bonjour, j'aimerais avoirdes renseignements concernant les réductions de transport pour les jeunes chômeurs.
- (Madame du Centre Communal d'Action Sociale) Oui, on a la carte "Solidarité Transport", êtes vous bénéficiaire du RMI ?
- Non.
-De l'ASS ?
- Non.
- De l'allocation parent isolé ?
- Non.
- De la CMU ?
- Non... en fait j'ai rien du tout, ni indemnisation, ni RMI.
- Ah bah oui mais dans ce cas c'est pas possible.
- ... ! ... oui mais j'ai absolument aucune aide financière et je n'ai du coup pas le droit à une autre aide ?
- Non, je sais bien que c'est pas logique, désolé madame."
Bref, ensuite, renseignements pris ailleurs après 10 coups de fil dans des missions locales, centre communal d'aide sociale et autres, j'ai le droit à des "chèques mobilité" parceque j'ai moins de 25 ans. Fantastique, je m'enquiert donc des modalités :
"- Alors pour le mois de novembre, il faut venir le 25 ou le 26 octobre entre 9h et 11h30 ou14h et 16h30.
- Euh, et si je suis pas disponible à ce moment là ?
- Et bien venez le 24 ou 25 novembre, mais pour le coupon de décembre.
- Et si je suis toujours pas disponible...?
- En décembre, du 21 au 27. Mais ce sera pour le coupon de janvier. Et vous devez vous présenter, c'est nominatif.
- En fait, rien n'est fait pour faciliter l'obtention de ces cartes, hein ?"
Voilà. Donc au choix : rester chez moi ou vider mon compte dans celui de la RATP.
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