Helo dans le grand nord

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dimanche, 13 avril 2008

La tête dans le potage


J'ai du mal à écrire ces derniers temps. A vrai dire, je n'y pense même pas.

J'ai envie de continuer mon carnet de bord sur mon voyage, mais j'ai la nostalgie de la Guyane. Me replonger dedans me rends tristoune. En plus, je n'ai absolument aucun retour, alors que je faisais cela pour toutes les personnes qui m'ont dit vouloir voir mes photos. Mais aucune réaction dans les commentaires.

Quand à ma vie actuelle, elle est assez centrée sur le travail.
Voilà un peu plus de deux mois que je suis entrée dans le monde du travail. on peut dire que j'ai de la chance d'avoir eu ce poste. J'ai des conditions de travail assez enviables, malgré un salaire ridicule. Oui, euh, le SMIC je trouve ça assez ridicule quand on a des responsabilités (et ridicule tout court d'ailleur). Et même si je fais un travail qui me plaît je ne trouve pas que ce soit une raison pour être mal payée. Attention, je ne demande pas un salaire de 3000 euros. Mais de pouvoir vivre sans soucis financier ou problème de logement.

Bref, mon travail est intéressant, je n'ai, dans les faits, aucune hiérarchie et mes collègues sont disponible pour moi si j'ai un soucis, une question ou un doute quelconque. L'ambiance de travail est détendue, même lorsqu'on est en plein coup de bourre (en ce moment) et c'est la foire au bon mot et à la blagounette. Parfait pour mon humour de merde.
Je n'ai aucun soucis pour me lever le matin, d'une part parceque je n'ai aucune pression d'horaire, nous arrivons en générale toutes entre 10h15 et 10h30 (ce qui laisse largement le temps de dormir le matin et de se lever en douceur) et d'autre part je ne vais pas au bureau à reculons. Je n'ai pas le spleen du dimanche soir non plus. La semaine n'est pas un calvaire.

Evidemment, c'est toujours mieux de ne pas avoir à travailler et développer son temps personnel à faire tout plein d'autres choses. Mais les choses que je fais dans mon travail sont assez plaisantes. Alors tant que je n'ai pas le droit au RMI, au chômage ou que je ne devienne pas soudainement rentière, il faut bien que je travaille.

Je n'ai pas vraiment envie de parler de mon travail plus précisement, le référencement de gogole m'ennuie un peu...

En dehors de ça, j'ai l'impression de ne pas encore m'être posée à Lille depuis que je suis revenue fin février. Je n'ai pas encore revu certaines personnes croisées, je ne me suis pas encore inscrite aux cours de samba des groupes dans lesquelles j'ai envie de m'investir, je ne fais pas de militantisme. Je n'ai pas trouvé chaussure à mon pied niveau politique, l'année dernière et j'ai vraisemblablement pas encore envie de chercher réellement.

C'est un peu pareil pour mon logement. Je n'ai pas vraiment le temps de chercher la perle rare. C'est la période pourtant, les étudiants lachent leurs apparts bientôt, mais je doute trouver un deux pièces correct à moins de 370 euros. Et je ne trouve pas de potentiel colocataire malgré le fait que j'en parle à chaque personne que je croise.

J'ai souvent envie de faire pleins de choses, aller à des concerts, mais comme je ne connais pas énormement de gens et surtout pas assez bien pour téléhponer et proposer un truc tout de go, je n'ai pas ces personnes, comme Gawelle il fut un temps à Paris, à qui je pouvais téléphoner et proposer n'importe quel truc et hop hop hop elle était partante pour faire la fête.

Je déprime un peu sur mes prochaines hypothétiques vacances par contre, parceque si j'en ai, je ne sais vraiment pas quoi faire. En fait, si j'ai bien des idées, mais personne pour m'accompagner au festival de samba des Pyrénnées ou au festival de Saint Chartier. Me sent un peu seule du coup. C'est déjà pas tous les jours évident d'être à Lille loin de la plupart de mes amiEs de longue date. Mais ne pas faire de projet ensemble, ça me donne l'impression que le fossé grandit entre nous.

J'ai parfois l'impression de n'être ni vraiment là à Lille, mais plus à Paris. Où suis-je ?

Bon, cela explique la difficulté niveau sentimentale. Je ne suis réellement nulle part pour concrétiser des choses. Et ça dérange les loulous intéressés...

Promis, si ça réagit, j'écris plus souvent. Parcequ'en fait, je ne savais pas bien ce que je pourrais dire dans ce post, mais c'est venue tout seul.

samedi, 1 mars 2008

La pluie


Carnet de Roots, 14 novembre

Ces mois d'octobre et de novembre forment le moment le plus chaud et sec dans cette région du monde, à 5 degrés de l'équateur. Fin novembre, la saison des pluies pointera le bout de son nez avec des journées de pluie sans fin.
Mais pour l'instant, en saison sèche, il pleut assez peu et les averses sont intenses mais courtes.
A Deon goe Moen, le terrain de Joël où habite Gaëlle, la pluie est un magnifique spectacle de la nature.

Un peu avant l'averse, il fait chaud, très chaud malgré les nuages éparses. On sue à grosse goutte même en étant immobile et on espère une petite brise. Puis les nuages s'ammoncellent, gris, bleu foncés, noirs, venant de l'intérieur de la Guyane. On les voit assombrir le ciel derrière le dancing de Joël. Les petits drapeaux colorés commencent à claquer au vent et les arbres murmurent, bruissent puis tempètent.
Le vent précède toujours la pluie, annonçant à celui qui ne scruterait pas le ciel une averse à laquelle il faut qu'il se prépare.

Enfin les premières gouttes tombent, timides, comme tâtant le terrain... Faut-il tomber ? La réponse est le plus souvent positive et des trombes d'eau s'abattent alors sur nous. Si le vent souffle toujours, le paysage deviendra un tableau aux rayures en diagonales, comme un calque légèrement trouble sur la nature.
A ce stade, la vue d'ordinaire dégagée se retrécie drastiquement. Le Surinam disparaît de notre champ de vision et le fleuve devient brûmeux.
Seuls demeurent visibles et réels les arbres entourant les carbets et le dancing, énorme bâtiment multicolore.

La faune se tait, cachée à l'abri, seul le bruit sourd de l'averse parfois conjugué au gémissement du vent demeure, assourdissant.

Puis le bruit faiblit, le tempo ralentit. Ne reste que l'arrière garde du nuage, pluie beaucoup moins vaillante, et c'est la fin. Le Surinam récupère tous les nuages, toujours dans le brouillard, tandis que les palmiers gouttent et que la terre absorbe ce soudain arrosage.

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Enfin la vie ensoleillée reprend son cours, la brume ou la vapeur s'élève de la forêt surinamaise d'en face. Il faut chaud, à quand la prochaine brise ?

jeudi, 28 février 2008

Apatou


Carnet de Roots, jeudi 8 novembre

Voilà cinq jours que nous sommes arrivées à Apatou et que Gaëlle s'est installée dans son nouveau "chez-elle". Elle a commencé son nouveau travail de psychologue scolaire sur le fleuve Maroni lundi dernier, après des vacances salutaires au Brésil.

Pour arriver à Apatou, il faut dejà passer par Saint-Laurent du Maroni, à environ 300 km de Cayenne. Une seule et unique grande route traverse la Guyane. Il est alors assez facile de faire du stop et trouver quelqu'un qui va au même endroit ... Une fois arrivé à Saint-Laurent, plus de route, il faut continuer en pirogue pendant deux heures. Si l'on veut éviter de faire du stop de pirogue, il faut alors respecter les horaires des taxi-pirogues qui font la navette entre St-Lau et Apatou. 11h du matin ...

A Apatou, le terrain où elle loge est un peu en dehors du village et bénéficie d'un petit degrad, c'est à dire une petite plage, une pente où penvent s'amarer les pirogues.
Ce terrain appartient à Joël, un bushinengué du coin, qui y a construit un dancing et quelques carbets. Un carbet est comme une petite case en bois, avec un toit de palmes tressées. Gaëlle loue trois de ces petits carbets :

  • un carbet ouvert aux quatre vents dit le carbet à hamac, qui nous sert pour l'instant à prendre l'air et le petit ventà l'ombre, à faire à manger puisqu'il y a le feu et c'est là où sont les chaises et la table... autant dire que quand nous sommes sur le terrain, nous sommes le plus souvent là.
  • le deuxième carbet a des murs de planches et sert de chambre. Le précédent locataire, un ami de Gaëlle, y a laissé un sommier double et une moustiquaire, ce qui nous évite la cohabitation nocturne avec les moustiques et les araignées, qui même si elles paraissent ridicules à côté des migales, sont de sacrées grosses bêtes !
  • Enfin, le troisième carbet, identique au deuxième, sert de cuisine, pour l'instant pas équipé. Nous n'avons qu'un briquet, des branches et de la patience pour cuisiner actuellement...


Concernant la "salle de bain", il y a deux options : soit une douche type seau + calebasse, idéal pour une petite douche rapide, soit l'option bain au fleuve, nettement plus relaxant et contemplatif...

Contemplatif est le maître mot ici.

Et on est dans la nature. D'un côté la forêt et les abatis* des guyannais du coin, de l'autre le fleuve et la rive opposé : le Surinam. Tout est dans les tons de verts, bleu et marron, le ciel, la forêt et le fleuve se fondant délçicieusement ensemble. La quiétude du lieu est dérangée par le remue-ménage de la faune locale, surtout des oiseaux de toutes sorte. Le tyran kikiwi étant le plus présent.

1. un abatis est un terrain destiné à la culture ou cultivé, selon la méthode de la terre brûlée : c'est en général un bout de la forêt dont on coupe les arbre, auxquels on met le feu et on sème par dessus les cendres. Rapidement, le terrain va perdre sa fertilité et on va investir un autre bout de forêt en attendant que celui-ci se régénère.

Pas de photo dans ce post. Je retrouve plus le cordon d'alim de mon disque dur. Et tout est sur mon disque dur. Même ma musique. Arg. Bref, j'en mettrais plus tard. Oui, je sais, il vous tarde de voir à quoi ressemble chez Gawelle. Patience''.

jeudi, 21 février 2008

Connasse de propriétaire !


C'est décidé demain j'ouvre un Plan Epargne Logement, je ne veux plus filer de la thune à une connasse de sale bourgeoise de droite réac qui m'incendie au téléphone alors que j'ose lui demander réparation pour les quatre mois que j'ai subit sans pouvoir ouvrir la seule et unique fenêtre dans mon appartement de 15m2. Tout ça parcequ'elle a tardé à accepter le devis (elle devais chipoter sur le prix cette radine). Elle qui m'accuse d'abus alors qu'elle me louait un local sans aération illégalement....(elle m'a dit texto "mais c'était l'hiver, on n'ouvre pas la fenêtre l'hiver"...)

Et le comble du ridicule c'est que pour elle c'est la faute aux ..... 35 heures !!

Connasse de droite, je te le dis haut et fort : je vais te traîner au tribunal !

Pendons les bourgeois propriétaires qui s'engraisse sur le dos d'étudiants ou de précaires !

Brûlez les vieilles bourgeoises de Hardelot !!

Suis colère ce soir.

mercredi, 20 février 2008

Montjoly, c'est bien joli... Partie 1 : la Mirande et Montravel


Jeudi 1er novembre, nous sommes enfin arrivées chez Sébastien, Ben, Audrey et Morgane, les joyeux colocataires dans la banlieue résidentielle de Cayenne. "Banlieue" au bord de la mer, avec option cocotiers et manguiers dans le jardin, et comme partout ailleurs, des hibiscus et bougainvilliers de toutes les couleurs en guise de haies.

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Jusqu'au samedi, ce sera balades dans les forêts aux alentours, sur la côte et bains de mer toute chaude...
Le sentier de la Mirande me fera découvrir un petit bout de forêt primaire à quelques minutes de Cayenne. Les oiseaux sentinelles prévenaient malheureusement toutes la forêt que nous arrivions... aucune bébête n'a donc montré le bout de son nez. Ou peut-être était-ce nous qui n'étions pas assez attentifs !


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La forêt amazonienne, c'est l'univers fascinant des arbres, lianes et racines... Lors des balades, il faut à la fois regarder où l'on met les pieds pour ne pas buter sur une racine, écraser une mygale (aller, ça c'est un mythe !) mais il y a tant de choses à voir au dessus de nos têtes (les arbres sont si grands !) et de chaques côtés.... une feuille qui bouge, c'est peut être un oiseau ou un agoutis. Mais ce qui reste le plus fascinant, c'est la façon dont les arbres s'accrochent à la vie et sont prêt à tout pour survivre, sous n'importe quel forme....


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Enfin, lors d'une balade sur la colline de Montravel, magnifique endroit qui surplombe la mer et où j'ai découvert la plus belle plage des environs, épargnée par les vagues parfois tumultueuses de l'océan, j'ai enfin vu ma première mygale, une "matoutou" comme on l'appelle là bas. Sa morsure, même si elle est douloureuse, n'est pas mortelle. Cette sorte de mygale est toute noir avec le bout des pattes blanches.

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D'ailleurs, cette première rencontre m'a servi de leçon : je venais de m'adosser négligemment à une barrière en bois, à l'entrée du site, la nuit tombait et quelque chose a attiré mon regard, sur le tronc du palmier face à moi : une mygale de plus de 15 cm de diamètre en descendait prudemment. Et moi, tout au contraire imprudente, je venais de m'adosser sans regarder à quelque chose qui aurait pu être le refuge d'une matoutou. Autant dire que j'ai bien regardé où je mettais les pieds, les mains, les fesses tout le reste de mon séjour !

samedi, 2 février 2008

Inspiration guyanaise


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vendredi, 1 février 2008

Premier jour de salariée


A y est... c'est fait.

Je suis de retour sur Lille et je travaille. Pouf pouf... pas grand chose de palpitant à dire sur cette journée, c'est la continuité pour moi, de retour dans ce bureau ou j'ai passé 5 mois l'année dernière.

Par contre, notez l'augmentation que j'ai eu hier, en signant mon contrat de travail : du SMIC, je suis passée au SMIC + 10%. Comme ça, sans rien faire. Alors moi j'veux bien.

Quand au compte rendu de mon voyage, il arrive petit à petit. Je bloque sur mon retour en Guyane. Mais ça arrive. Qu'est ce que ça me manque, la Guyane.... Et Gawelle, et tout les loulous de Montjoly, le ptit Ben en tête.

Mais bon, c'est la vie, je suis pas rentière, faut que je travaille. Et j'y retournerai !

Une photo en attendant... une coucher de soleil sur la plage dite "des brésiliens", à Montjoly, lors d'une soirée passée en compagnie de ma Gawelle, Seb et Ben. Au fond, l'embouchure du Mahury (si je dis pas de bétises...)

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lundi, 14 janvier 2008

Le chemin du retour


Barreirinhas et ses dunes de sable est le point le plus loin où nous nous sommes rendues. Il a donc fallut faire tout le chemin en sens inverse, une seule et unique route reliant le Brésil à la Guyane. A l'aller, nous avions dormi à Sao Luis en quartos (chambre collective) en auberge de jeunesse. Il n'y avait plus de place pour le retour alors nous sommes allées dans une pousada quelconque, qui s'est avérée être un de ces nombreux hôtels "à l'heure", qui accueille les couples cherchant des lieux intimes. Ados, jeunes adultes vivants encore chez leurs parents, couples qui se cachent...apparament ces hôtels sont une composante de la société brésilienne, pas du tout complexée et plutôt bienveillante à cet égard.
Bref, Gaëlle et moi avons donc partagé un tapageur lit en skaï vert pomme...d'un goût...exquis !

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Contrairement à ce qu'on attendais, aucun bruit durant la nuit .... Mais le lendemain, nous étions bien contentes de quitter cet endroit pour nous rendre à Belem !

Arrivées Dans la grande ville du Nord, nous avons filé prendre un bus pour l'aéroport. Cette fois-ci, nous avons préféré survoler l'Amazone en 50 minutes plutôt que d'y naviguer pendant 36 heures.... bon choix ! C'est beau d'en haut...

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Néanmoins, précisont que les bateaux brésiliens sont à l'heure, eux. Tandis que notre aviond e la TAF a eu 2h30 de retard... Ce qui nous a fait arriver à Macapa juste pour prendre notre dernier bus de nuit et acheter de la cachaça. Et hop, le lendemain à 5 heures du matin, nous étions à Oyapok. Un dernier sucos de acerola comme petit déjeuner et re-hop, la pirogue nous ramenait en Guyane...

Bonus : graff à Sao Luis...

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samedi, 12 janvier 2008

Lençois maranhenses, des dunes de rêve


Il y a quelques années, une amie de lycée était allée rendre visite à son père qui habitait Belem. A son retour, elle m'a raconté ses vacances, un peu ennuyeuses à son goût, cantonnée à Belem. Mais une chose lui laissait encore des étoiles pleins les yeux, une chose qu'elle m'a raconté et qui m'a laissé rêveuse, me demandant si un jour je verais un si beau paysage.
Elle m'avait décrit un endroit à plusieurs heures de la ville, sorte de désert de dunes où l'eau de pluie formait des petites flaques d'eau transparente ...

Et puis, lors de la lecture de notre bible du moment, le Lonely Planet, j'ai vu la description de cet endroit. Il fallait que l'on s'y rende !!
Les personnes croisées à l'auberge de jeunesse, brésiliens, allemands, français ou australiens ont achevé de nous convaincre et nous ont donné les pistes pour nous y rendre à moindre frais. Ces deux jours que nous allions passer là bas nous exitait particulièrement et on avait juste hâte d'y être.

Des dunes de sable blanc à perte de vue, des lagons formés d'eau de pluie bleus ou verts brillant au soleil. Un paysage unique au monde.

Pour arriver aux Lençois, il faut partir de la très calme et petite ville de Barreirinhas, au bord du Rio Preguiças. Notre pousada (auberge) était d'ailleurs posée les pieds dans l'eau, ce qui nous permettait de bénéficier de l'air du fleuve (avec des températures de saison sèche, tout souffle d'air est bon à prendre). Nous avions choisi d'aller dans les dunes à pied, mais il fallait d'abord parcourir quelques kilomètres de pistes sablonneuses au milieu des anarcadiers (arbres où poussent les cajù) en 4*4. Le trajet était cahotique, très 'sensations fortes' !!

Puis tout d'un coup les dunes apparaissent, dans les tons de blanc, gris, écru selon les ombres et le soleil. Notre petite balade nous fera découvrir trois lagoa, dont deux, le lagoa azul et le lagoa do peixe où nous pourront nous baigner. Je doit dire qu'il est encore plus doux de se baigner dans cette eau douce entourée de dunes irréelles que sur une plage de sable fin...

Je laisse les photos parler d'elles mêmes

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Le Parque Nacional de Lençois Maranhenses est l'endroit du Brésil le plus au sud où nous avons été. Après ça, nous avons refait le chemin en sens inverse pour retourner en Guyane.



En Bonus qui lave plus blanc que blanc, moi, telle Bom Jesus, bénissant ces dunes magnifiées (les dunes, pas moi, parce qu'à ce moment là, je me prennais du sable dans la gueule) par le coucher de soleil. Du grand art signé Gawelle !

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mercredi, 2 janvier 2008

Sao Luis, ou la vie à la brésilienne


Après ces quelques jours de voyages, nous avions hâte de nous poser et de pouvoir nous immerger dans le Brésil. J'avais personnellement très envie d'explorer un lieu et d'essayer de bien connaître...
Sao Luis était tout à fait approprié, car ni trop grand, genre tu te perd et tu mets trois heures à trouver le musée de la céramique amérindienne (ou le bar à caïpi vanté dans le lonely planet), ni trop petit, genre au bout d'une demi journée t'as tout vu.

En plus Sao Luis, c'est mignonnet. Fondée à l'origine par les Français, on sent néanmoins beaucoup plus l'influence portugaise dans l'architecture, très bien conservée dans la vieille ville où nous nous sommes installées. Les bâtiments, restaurés depuis quelques années, sont de toutes les couleurs, et parfois recouverts d'azulejos, carreaux de faiences vernies, le plus souvent blanc et bleu. L'influence portugaise, je vous disais.

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Alors pendant quelques jours nous nous sommes promenées dans les ruelles escarpées, poussées par la brise océanique qui rendait la chaleur plus supportable. J'ai adorée cette petite vie tranquille, les brésiliens n'étant pas des gens stressés.

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Et puis à Sao Luis, on a enfin pu goûter aux folles soirées brésiliennes, car ENFIN, nous ne dormions plus dans un bus sur une route entre deux villes. Installées dans une auberge de jeunesse très bon marché mais très mignonne, le coeur de la fête se trouvait une rue plus bas, dans des ruelles aux terrasses des cafés. Comme me l'avaient décrit certains sambistes français que j'avais rencontré lors de mon mémoire, ici la fête rassemble tout le monde, les gens s'installent à une table avec leurs instruments et improvisent un petit pagode repris par tous les gens qui passent et s'arrêtent pour participer. C'est tellement communicatif que t'essaie même de comprendre les paroles pour pouvoir reprendre en coeur... A peine 10 mètres plus loin, des hommes font battre ton coeur au son des tambours créoles et des femmes mettent en transe la foules avec leurs danses affreusement sensuelles et hypnotiques. Tout se mélange, bières et caïpirinhas, musiques créoles, samba ou roda de toutes sortes, jeunes et vieux, brésiliens et voyageurs (peu), poissons frits et feijoa...

Sao Luis a été aussi l'endroit où nous avons découvert ces fameuses plages brésiliennes, au sable si blanc et plus doux et fin que n'importe quel sable que j'ai pu connaître. Une petite baignade sur des plages désertes, une coco glacée au lait délicieusement frais et à la chair tendre... nous étions conquises.

Ce n'est pas que nous avions la bougeotte, mais des brésiliens nous avaient vanté les dunes incroyables du Parque Nacional do Lençois Maranhenses, alors un matin, notre goyave à peine avalée, nous sommes repartie un peu plus au Sud voir ces merveilles uniques au monde...

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J'ai désespérement essayé de joindre de la musique mais je n'y arrive pas, il faut que mon fichier soit inférieur à 2 MB... soit une très courte chanson que je n'ai pas trouvée dans le répertoire de mon ami Gilberto.

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